31 janvier 2005
Pourquoi ?
Pourquoi une fille, ça se perd tout le temps ? Et pourquoi une fille quand elle est perdue, c'est toujours Lionceau qu'elle appelle au secours ?
Probablement parce que je suis le plus gentil Lionceau du monde de l'univers...
Et toc !
Campagne de pub
Voilà, Lionceau découvre enfin la pub !
Un truc que je sais pas faire... Et c'est tout le problème du comédien (ou de tout autre artiste) une fois qu'il a décidé qu'il était comédien (ou autre chose !) : savoir se vendre. Parce que faut pas croire, tout s'achète, si, si !
Mais le problème, à la base, ce n'est pas de se faire acheter. Je suis suffisamment vénal pour ça, donc on m'achète très facilement...
Non, le problème, c'est plutôt de trouver celui (ou celle) qui aura besoin de le faire. Et encore pire, c'est de trouver celui (ou celle) qui sait pas encore qu'il (ou qu'elle) a absolument besoin de moi... Là, ça devient pervers. Parce que celui-là (ou celle-là) [z'avez vu ?!! je sais rester équitable ! :-)], il n'y a aucune raison que je le (ou la) connaisse par avance. Sinon, ce serait trop facile. Et puis quand on me connaît, de toute façon, on a forcément besoin de moi, auquel cas j'aurais pas besoin de faire de la pub.
Alors pour trouver le pigeon-qui-sait-pas-encore-qu'il-a-besoin-de-moi-mais-qui-va-forcément-le-découvrir-bientôt-et-qui-pourra-plus-se-passer-de-moi (pffiou! j'ai cru que j'allais m'étouffer !), faut faire preuve d'une imagination débordante : aller le voir façon porte-à-porte [Bonjour, je veux pas vous vendre une encyclopédie, mais un comédien... Mais si vous voulez pas du comédien, j'ai quand même une encyclopédie !], sortir tout l'attirail de séduction (Enfin, adapté au public, forcément... Parce que la drague, c'est quand même pas la meilleure façon de trouver du travail, sinon ça se saurait !) et le persuader qu'on est le meilleur (enfin... aussi meilleur que les autres, quoi !) et pour moins cher (ben oui, c'est encore les soldes jusqu'au 12 février...). Alors là, moi, tout ça, ça me fatigue d'avance.
Autre solution, une affiche dans le métro, avec une photo, un slogan et mon numéro de téléphone.
Problème n°1 : si j'ai la photo et le numéro de téléphone (si, si, Lionceau, au fond de sa jungle, il a quand même le téléphone), il me manque encore le slogan. J'ai bien essayé "Lionceau, c'est mieux que le maquereau", mais ya pas eu tellement de répercussions... J'ai essayé de faire dans la poésie aussi [Un Lionceau, c'est vraiment beau. Dans un rôle, c'est bien plus drôle...], mais j'ai préféré laisser tomber sur les conseils de certaines âmes charitables parmi mes amis (merci aux autres ! pfff...).
Problème n°2 : l'association de la photo et du numéro de téléphone, c'est quand même ce qu'il y a de mieux pour vendre un comédien. Mais tout ça sur une affiche, ça fait quand même un peu 3615. Et j'ai un peu peur que le retour ne soit pas suffisamment ciblé, que les propositions malhonnêtes arrivent à foison. J'ai rien contre les propositions malhonnêtes, mais : (1) ça dépend de la personne dont elles émanent [OUI, je couche, mais j'ai encore la prétention de choisir avec qui !] et (2) ça paie pas un loyer (ou alors, ça veut dire que j'ai changé de métier...) !
Bref, c'est pas gagné, cette histoire...
Si vous avez des suggestions, j'achète ! (Enfin pas trop cher, vu l'état futur des finances...)
Une recette !
Voici donc un moyen de faire décoller les statistiques : se plaindre sur le blog des autres que personne ne vient jamais sur son blog à soi-même qu'on a ! Ça fait éclater les stats !!!
Pour le prochain records, c'est une photo de moi à poil !!! [heu... enfin, on verra ! et pis c'est pas certain que ça fasse autant d'audience...]
Qu'est-ce qu'on va faire d'eux ?
Franchement, je suis déçu... J'ai dit à plein de monde que j'avais commencé ce blog, tout le monde était excité à l'idée. Tout le monde est venu voir, il y en a même qui viennent régulièrement, mais personne ne dit jamais rien ! [Je ne parle pas de toi, Phil : grâce à toi, je me sens un peu moins seul ici ! :-)]
Alors de deux choses l'une : ou bien, ce que je raconte, n'intéresse personne, ce qui est encore une possibilité que ma modestie légendaire est prête à entrevoir ; ou bien, je n'ai pas d'amis. Si la dernière hypothèse est vraie, va falloir que je m'habitue, parce que je croyais un peu au contraire !
Bref, tout ça pour masquer un certain manque d'inspiration aujourd'hui ! Ben oui, je suis au bureau, j'ai rien à faire, et ça ramollit le cerveau parfois !
Et puis parce que j'aime bien me plaindre aussi !
Un peu de tout, et beaucoup de rien !
Dormi jusqu'à 16 heures... J'avais l'intention de sortir faire de la photo, mais vu le temps pourri je suis resté chez moi.
Mlle B est passé chercher mes vieux PCs avec ses parents, qui en fait mourraient d'envie de savoir à quoi je ressemblais : ça fait un an qu'ils entendent parler de moi ! Et forcément, depuis la Belgique, c'est pas facile de rencontrer les amis de sa fille ! Donc c'est fait, même si j'étais un peu dans le gaz...
Coup de fil à la Famille Bis, dans le Var, pour raconter mes dernières mésaventures au bureau. Conversation d'une heure et demie, comme d'hab' !
Plus tard, ai bossé sur le site (privé) de l'atelier théâtre, avec Lex. Chouchounette n'a pas hésité à nous faire part de ses idées, surtout celles qui ne sont pas faisables ! Je vous jure, les filles, vous valez votre pesant d'or, quand même !!!
Et puis bavardé sur MSN avec un certain Jeune Homme croisé par hasard sur le Net la semaine dernière. Il me plaît bien, vu de loin. Est-ce qu'il me ferait le même effet, vu de près ? Je le saurai peut-être mardi soir... Affaire à suivre !
28 janvier 2005
Ça y est !
Ouf, c'est fait !!
Perdu dans la jungle (hé oui !) de tous les conseils qu'on m'a donné (souvent contradictoires : comment voulez-vous qu'on y arrive, si vous êtes pas d'accord entre vous !!! -- merci quand même à tous ceux qui m'ont écouté), j'ai finalement adopté ma propre solution... Comme d'habitude, en fait ! (oui, je suis un bélier, ascendant capricorne : ça fait beaucoup de cornes et d'entêtement ! -- pas la peine de faire des commentaires sur les cornes : je suis célibataire !)
Donc, j'ai respiré un grand coup et je suis entré dans le bureau de mon patron. Pour lui dire qu'il n'était pas question que je démissionne (vu que je vais pas retrouver du travail facilement), et qu'à partir de là, il n'y avait pas 36 solutions (même pas prononcé le mot de licenciement : tu vas être fière, Cousine !). Du coup, il propose qu'on s'arrange, mais il a demandé à réfléchir aux conditions.
La balle est dans leur camps, désormais. Ne reste plus qu'à attendre...
Le suspense
va être intolérable !!!
MERDE !!!
J'y arrive pas !!!
Et mon avocat qui décroche pas ! Toujours absent quand on a besoin d'eux, ceux-là !
Bon, il va falloir que j'aille voir mon patron. Pour lui dire... je sais plus quoi ! J'ai mal au ventre, je me demande bien pourquoi...
Allo ?
Ce midi (enfin, hier midi, donc), appel de mon frère. Merde, je suis encore en retard, pourquoi faut toujours qu'il appelle à ces moments-là ?!! Je décroche quand même. Il a pas l'air bien. Désolé, pas le temps de te parler tout de suite, mais je te rappelle dès que je suis au bureau. Ben oui, j'ai plus que ça à foutre (mis à part rêver sur l'indemnité de licenciement que je n'aurai sans doute pas !). Donc, au bureau, je l'appelle. A la voix, il n'a pas l'air d'aller mieux. J'ai passé la demi-heure de métro à me demander ce qu'il lui arrivait. Enfin, faut pas exagérer, c'était entre deux simulations de ce que j'allais dire à mon patron demain (aujourd'hui). Il a sans doute dû s'engueuler avec sa copine, ou un truc plus grave encore (je touche du bois)... Bref, j'attends qu'il m'explique.
En fait, il est en pétard contre les parents : ils se sont plaint (avant-)hier soir à ses "beaux-parents" (il n'est pas marié) qu'il ne les appelle jamais !!! Mon père a même menacé de lui dire ce qu'il en pensait la prochaine fois qu'il appellerait. Faut dire que mon père a la menace facile -- tout autant que l'engueulade -- mais pour ce qui est de la pensée, je reste dubitatif... Alors forcément, quand il menace de dire ce qu'il pense, on peut craindre le pire !
Et en effet, mon frère avoue que ça doit faire une semaine qu'il ne les a pas appelés !!! Parce qu'il a du boulot, parce que sa copine travaille assez tard en ce moment, qu'il doit s'occuper de sa fille, qu'il fait la bouffe, qu'il est fatigué et qu'il a pas le temps. Là, je reste un peu baba. Moi, je les appelle une fois tous les deux mois, dans les périodes fastes (et on a quand même du mal à trouver des trucs à se dire) !!! Et je suis d'autant plus éberlué que, de nous trois (on a aussi une soeur), c'est lui qui les appelle le plus souvent ! De l'injustice des parents... Et franchement, il a les boules. Ça s'entend. Ça se comprend. Pendant un instant, je me dis que je suis content de ne pas les appeler aussi souvent. Ce genre d'injustices, je ne veux plus subir. Alors j'essaie de le calmer. On en discute, on échange nos points de vue. C'est pas grave. Qu'il laisse tomber : ils n'ont rien à foutre de leur journées, alors il faut bien qu'ils s'occupent... C'est sûr, c'est dommage que ce soit à ses dépends. Mais bon, ça leur passera. Au fond, je me dis : quelle bande d'emmerdeurs !!! Faut vraiment qu'ils nous pourrissent la vie par tous les moyens. Et puis je lui raconte mon futur licenciement et tout le bazar. Ça le fait rigoler. Tant mieux. Ça l'a calmé. On promet de se faire une bouffe bientôt et on raccroche.
Et je sais pas pourquoi, mais je suis content. C'est la première fois qu'il m'appelle parce qu'il a les boules. C'est notre deuxième conversation sur les parents, et nous sommes d'accord. En fait, je suis probablement content parce que je découvre, à bientôt 32 ans, qu'on est d'accord au sujet des parents.
Juste pour remettre dans le contexte, nous sommes trois enfants (pile trois ans moins un mois et dix jours de décalage entre chaque ; je suis l'aîné, ma soeur la petite dernière) et nous avons été élevés les uns à côté des autres mais pas ensemble. A la maison, c'était chacun pour soi. La devise des parents a toujours été "diviser pour mieux régner". Comme dans toute cette famille, d'ailleurs, c'est le maître mot. Du coup, quand je suis parti, à 18 ans, je ne connaissais ni mon frère, ni ma soeur.
J'ai découvert ma soeur quand j'avais 25 ans ! C'est la première personne de ma famille proche avec qui j'ai pu parler du fait que j'étais homo. C'est la première à m'avoir dit qu'elle comprenait que j'ai eu besoin de partir de cette maison [censure personnelle : je n'ajouterai pas de qualificatif] pour survivre. D'ailleurs, on l'a tous fait assez vite, même si pour mon frère ou ma soeur, ça a été beaucoup moins dramatique. Et puis deux ans plus tard, en 2000, mon frère a eu une fille. Ce qui fait que nous nous sommes vus un peu plus régulièrement (comme quoi, les enfants, ça rapproche toujours !). Et là, j'ai découvert qu'il n'était pas le crétin que je pensais qu'il était ! (pardon, p'tit frère...) Et finalement, nous apprenons à nous connaître, doucement. Dans la vie, en général, que ce soit avec lui ou ma soeur, on n'est pas sur la même longueur d'ondes, on n'a pas les mêmes centres d'intérêts, mais peu à peu, la communication s'installe. Maladroitement, toujours par le biais de la plaisanterie (le meilleur moyen de cacher les blessures), mais elle s'installe quand même.
Et aujourd'hui, impression étrange. Aujourd'hui, finalement, c'est la première fois, avec lui, qu'on parle de notre mal-être. Sincèrement, sans masque, sans jouer à cache-cache.
C'est con, ça me donnerait presque envie de chialer.
Mais je suis content.
26 janvier 2005
Un nouveau métier ?
Début de réflexion induite par mon état de futur chômeur.
Pourquoi ceux qui ont tout leur temps pour faire les magasins sont aussi ceux qui ont le moins d'argent disponible (je ne parle pas des millionnaires, bien entendu) ???
Je suis absolument pour la création d'un nouveau métier qui consisterait tout simplement à faire du shopping toute la journée (ou à temps partiel, parce que c'est fatigant, au bout d'un moment !). Ce qui contribuerait évidemment à la bonne santé de notre économie.
Idées en vrac :
- le salaire du shoppingueur professionnel n'est pas nécessairement besoin d'être élevé puisque tous les achats qu'il effectue sont des frais professionnels (par conséquent remboursés par son employeur, qui est ? l'Etat ? les syndicats de commerçants ?).
- à rajouter à son salaire : une prime de risque (c'est dangereux comme métier : on peut se faire renverser par une voiture en traversant la rue pour aller voir la vitrine d'en face, ou se casser la figure dans les escalators des grands magasins, la liste n'est pas exhaustive...).
- établissement d'un ordre professionnel (sur le modèle de l'ordre des avocats ou des médecins), de manière à établir une étique du shoppingueur pro et qu'on ne puisse pas usurper ce titre impunément.
D'autres idées ? Avis aux amateurs !