Lionceau perdu dans la jungle

Tout et Rien. Et plus si affinités !

19 avril 2005

En exil...

Lors de la lecture d'extraits de pièces contemporaines, ce soir, une chose m'a frappée en entendant l'un des textes. C'était un texte sur les exilés d'Uruguay. Rien à voir avec moi, j'en conviens. Mais tout de même.

Depuis que je suis adolescent, j'ai l'impression d'être un exilé. Et en effet, la Dynastie -- ma famille, pour les non initiés -- est originaire de Tchécoslovaquie, aujourd'hui République Tchèque. Mais je suis né en France... Mes parents sont nés en France... Mes grands-parents sont nés en France... Autant dire que je suis Français, donc.

Et pourtant, cette impression de l'exil persiste. Je suis Français mais pas tout à fait. Je ne suis pas Tchèque, mais presque... Je suis Européen, c'est certain (il suffit de jeter un coup à l'arbre généalogique, pour en être persuadé : six ou sept nationalités différentes sur une dizaine de générations !!) Du coup, pas tout à fait chez moi ici, et là-bas non plus...

Jamais les membres de la Dynastie n'ont agi en exilé. En tout cas, à ma connaissance. Ce passé non Français semble même avoir été oublié, occulté. Alors qu'on transmet de génération en génération tout un tas d'éléments culturels qui ne sont pas vraiment français... Mais sans le savoir.

Et ce soir, j'ai eu un éclair. Il fallait bien qu'un jour ou l'autre, cet exil pèse sur quelqu'un !! Et il semblerait que ce soit tombé sur moi... Je porte l'exil de la Dynastie. Bizarre, non ? Je ne sais pas encore trop comment exprimer cette impression. C'est encore trop neuf. Comme si c'était à moi de faire passer cette famille d'un pays à un autre... Je suis la transition ?

La responsabilité aurait sans doute dû m'incomber. Je l'aurais peut-être transmise à quelqu'un d'autre, pour m'en débarrasser comme tous les autres. J'ai abdiqué mon rôle du chef de famille. En faveur de personne, puisque j'en garde malgré tout le titre... Et j'ai oublié de rendre cette lourde tâche aux autres...

Etrange, étrange...

Vous voilà avec un lionceau perplexe !!!
 

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04 avril 2005

Tiens, un blog !

Non, je ne vous avais pas oublié, ces derniers temps. Pas beaucoup de temps pour ce blog. Rien de bien grave, au contraire. Beaucoup d'occupations. Beaucoup de théâtre. Beaucoup d'écriture (et de ré-écriture).

Une petite visite de mon Ex Globe-trotter pendant le weekend de Pâques. Une soirée chez Nicole et Martine. Une cuite mémorable... N'est-ce pas, JH ? Héhéhé !!! D'ailleurs, la soirée fut bénéfique : Mademoiselle B. y a rencontré l'homme de sa vie ! Au moins ça.

Mon grand voyage en train est tombé à l'eau. Pas suffisamment de temps. Le comble pour un chômeur !! Au lieu de ça, je vais sans doute passer la semaine prochaine à Barcelone. Pas mal aussi, d'autant que je ne connais pas encore. J'irai forcément armé de mes deux jouets favoris : l'appareil photo et l'ordinateur portable. J'aurai donc certainement des choses à vous raconter et d'autres à vous montrer.

Et puis un voyage à Prague d'ici à la fin du mois, avec JH. Je suis content de le faire. Retour aux sources, après 14 ans. Mais ça me fait  peur en même temps. Pas certain que je vous raconte tout, par contre. Je verrai bien.

Sinon, je suis officiellement chômeur depuis le 22 mars dernier. Et l'inscription auprès des Assedic n'a pas été aussi terrible que ce que je pensais. Ce fut rapide et efficace. Moins d'une demi-heure d'attente et des fonctionnaires aimables. Et en plus ils acceptent de me verser une allocation ! Que demande le peuple ?!

Voilà donc les dernières nouvelles de Lionceau !

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19 mars 2005

Un truc qui manque...

Un truc tout bête, ça tient en sept lettres. Sept malheureuses lettres. C'est con, ça paraît dérisoire. Et pourtant, ça fait tout...

P    L    A    I    S    I    R

Je m'en suis rendu compte ce soir, pendant l'atelier de théâtre. Il manquait ce truc tout bête qui faisait que ça pouvait être sympa. Au lieu de ça, rien que de la nervosité et des tensions partout ! Bref, Lionceau, il a rien fait de bon.

Et ça fait deux semaines que ça dure !!! Pourtant, il a tout pour prendre son pied, Lionceau : vu qu'il est en vacances longue durée, il a le temps de faire tout ce qui lui plaît, de s'éclater, quoi ! Il a deux romans à finir, une pièce de théâtre à monter, des tonnes d'expos et de ciné en retard... Vu qu'il est passionné d'histoire des XVIe et XVIIe siècle, pour une fois, il pourrait aller lire les documents en direct live à la Bibliothèque Nationale, les avoir sous la main en vrai, sentir les siècles de poussières (oui, il a des plaisirs bizarres, Lionceau, des fois !)...

Ben non. Pour l'instant, rien.

R    I    E    N

Non, du coup, il s'ennuie... Si, si, il ose, le saligaud !!!

Et pis ça fait longtemps qu'il a pas vue JH aussi. Ça commence à bien faire, c't'histoire, maintenant... JH, reviens tout de suite !!!

Nota : j'ai voulu m'inscrire a l'Assedic par téléphone, aujourd'hui à 14h30... Je suis parfois naïf ! En fait, le vendredi, ils répondent plus au téléphone après midi !!! C'est vrai que ça prend du temps, de se préparer à quitter le bureau pour le weekend... Je sens que ça commence bien, ce truc... Vous allez certainement en entendre parler bientôt !!!

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04 mars 2005

Attention !!!

Gare à vous ! Lionceau est en train de reviendre... Ça va plus rigoler, moi je vous le dis !!!
P.S. Merci à tous pour vos petits messages... C'est réconfortant tout plein.
:-)

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03 mars 2005

Un dernier jour

J'aurais voulu qu'un centième post soit plus joyeux, plus vivace, plus solide. J'aurais voulu amuser la galerie. Mais ce n'est pas exactement l'humeur...
Ça aurait pu être un jour sympa, ce jour-là. Il avait bien commencé, en tout cas. J'étais vraiment de bonne humeur dans la matinée. Et puis je suis allé au bureau. Pour la dernière fois en tant que membre du personnel. Et ça avait bien commencé aussi. Ma voisine de bureau venait de me faire un cadeau : un mug ! Pas n'importe lequel. SON mug. Celui que je lui piquais depuis des années pour prendre mon café ! C'était rien. Et pourtant j'étais touché.
J'aurais voulu passer du temps avec mes collègues, papoter un peu, les empêcher de travailler, leur faire des blagues, les charier. Dire au revoir.
Au lieu de cela, j'ai eu droit à la visite de mon successeur. J'avais accepté de le rencontrer pour la simple raison que certaines tâches importantes devaient absolument être faites et correctement. Cela aurait dû prendre une heure. Pas plus. Restaient encore cinq heures pour aller asticoter les autres.
Dans successeur, il y a succès, il semblerait. J'avoue que je ne vois pas où est le succès, en l'occurence. Le mec a mis six heures à essayer de comprendre des trucs importants certes, mais des trucs absolument simples... Un ingénieur, bordel !!! Il a donc fallu que je m'occupe de ce crétin plutôt que de passer mes dernières heures là-bas avec mes collègues.
Et puis je suis parti. Comme ça. En disant à peine au revoir. La moitié de la boîte a appris mon départ, le lendemain, par un mail du patron. "S'envole vers de nouveaux horizons" ! Mon cul ! Aujourd'hui, vraiment aujourd'hui, ça aurait fait huit ans. Parti. Comme si de rien n'était.
Je me suis senti seul, tout d'un coup. Vide. Blessé. Dépossédé.
 
Je vais retrouver le chemin. Mon chemin. C'est une certitude.
Mais il faut juste que je fasse une pause dans ma tête...

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28 février 2005

Humeur légère

Malgré un réveil un peu brusque, malgré un dernier jour, je me sens d'humeur légère, presque badine ! Il fait beau, les oiseaux (congelés) chantent presque... J'ai mis la musique à fond. Des trucs idiots mais qui donnent la pêche ! Je cours dans tous les sens, je danse presque. Miss T. me regarde perplexe, elle a l'air navrée...
Merci à Pti et à Phil, d'avoir participé à cette humeur !

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22 février 2005

Pêle-mêle

Globalement, le moral est bon, dans cette dernière ligne droite. Le rangeage de bureau me gave carrément, c'est décidément pas mon truc, de ranger. Mais il paraît que ça se fait, avant de partir !! Donc, je fais du tri (très) sommaire et je jette aussi facilement que je me suis fait jeter... Peut-être un moyen d'exorciser !!! Je peux même pas dire que ça fait du bien... Je serais plus volontiers allé me promener sous la neige (si, si, il neige à Paris -- mais bon, faut pas rêver, c'est juste quelques flocons et ça ne tient certainement pas).
Sinon, Lionceau commence à flipper grave : à quelques jours de la quille, il se rend compte qu'il n'aura plus rien à faire d'obligatoire. Bref, il va pouvoir faire ce qu'il voudra quand il le voudra. (Je vais me répéter, Pti, mais j'avais prévenu !!) Finalement, c'est comme si j'allais sortir de prison au bout de quelques années : ça fout les jetons toute cette liberté, d'un coup d'un seul !!! Va falloir que je m'habitue... En même temps, je crois pas que le temps d'adaptation sera trop long, si vous voyez ce que je veux dire !
Et puis parmi les bonnes nouvelles, d'abord, je vois le Jeune Homme ce soir (va falloir que je lui donne un autre nom, ça devient ridicule, à force, surtout qu'il est plus vieux que moi !!!). Ce serait assez hypocrite de dire qu'il me manque quand on ne se voit pas (trop de choses à faire, et quelques préoccupations majeures en ce moment). Mais je me réjouis toujours de nos retrouvailles. Ce sont de bons moments, tout en douceur, confortables, pleins de choses à dire et à écouter, pleins de rires. J'aime beaucoup ces moments-là. Alors je suis impatient d'être à ce soir.
Et puis l'autre bonne nouvelle du jour, c'est la séance chez Madame Psy. Il y a quatre mois, je suis allé la voir pour un truc qui me gêne beaucoup dans la vie (et qui était devenu très embarrassant depuis que je remonte sur les planches -- mais je vous dirai pas quoi, na !). A raison d'une séance par semaine, nous avons fait des progrès notables. Et ça commence à aller bien. Comme la semaine dernière, je ne pouvais pas y aller, nous avons passé 15 jours sans nous voir. Et aujourd'hui, en fin de séance, Madame Psy m'a carrément proposé un rendez-vous à nouveau dans 15 jours. Surprise de ma part. Mais elle considère que nous avons réglé le problème (et moi aussi, en fait). Nous nous verrons juste deux ou trois fois encore, histoire d'être certains que ça va réellement et que je peux me débrouiller comme un grand. Elle est pas cool, la vie ?
Lionceau serait-il en train de devenir Lion ?
:-)

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14 février 2005

un virus qu'on voudrait oublier

Ptitoulousain fait état aujourd'hui (hier) d'une nouvelle pas terrible (à lire ici) à propos du SIDA. Je trouve ça effrayant (même si ça ne va pas m'empêcher de dormir, entendons-nous bien).
J'avoue avoir eu un avant-goût quand j'étais plus jeune et je me suis vraiment calmé à ce sujet. Pourquoi un avant-goût ? Non, je ne me suis pas chopé le VIH et non, je ne m'en suis pas débarrassé (je pense qu'on en aurait entendu parler, sinon !). Non, c'était moins terrible mais tout aussi grave, en tout cas pour mon cas.
En effet, quand j'avais 20 ans (il n'y a pas si longtemps !), j'étais ce genre de garçon qui faisait tout et n'importe quoi, et avec n'importe qui. Le Sida, je connaissais, bien évidemment. Mais ça ne m'empêchait pas de prendre des risques. Jusqu'au jour où... Un résultat de test HIV... Négatif, tout allait bien. Mais le moins drôle arrivait : c'était le résultat du test Hépatite B qui allait avec. POSITIF... Et là où je rigolais moins encore, c'est que j'étais porteur sain du virus, que je pouvais tomber malade à n'importe quel moment, et que mon corps ne réagirait aucunement et ne pourrait certainement pas réagir parce qu'il n'était pas capable de fabriquer les défenses nécessaires... Et là j'ai entendu le médecin me dire : tant que vous ne tombez pas malade, tout va bien ; le jour où vous tombez malade, vous avez 48 heures pour vous faire greffer un nouveau foie, sinon...
Vous voudrez bien noter qu'à 20 ans, ça vous remets un certain nombre d'idées en place...
Et le fait est que mes 20 ans, j'ai détesté (pour d'autres raisons encore, mais ce n'est pas le sujet). Pendant un an, j'ai dû subir un traitement à l'Interféron, à savoir une piqûre par jour, sachant que j'avais 30 à 40% de chances de m'en sortir. Faut avoir un sacré moral pour supporter ça. Et ça tombe bien parce que l'Interféron, c'est tellement cool comme médicament que ça vous rend complètement dépressif !!! Sans compter le fait que ça vous fatigue comme si vous couriez un marathon tous les jours... Et je ne parle pas de la piqûre quotidienne que vous ne savez plus où faire tellement vous avez déjà piqué partout. Et les visites mensuelles à l'hôpital, et les deux prises de sang entre chaque visite, ce sont aussi de grands moments de joie...
ET LE PIRE ? C'est qu'au bout d'un an, il n'y avait aucune amélioration... Enfin presque : le traitement n'avait fait que stabiliser l'évolution du virus. VRAIMENT SUPER !!!
Tout ça parce qu'un jour,
j'ai pris mon pied sans me protéger...

Alors que je l'aurais pris tout autant
AVEC UNE CAPOTE !!!

Faut vraiment être con, non ?
Au bout de cette année de traitement, j'en ai eu marre, je ne pouvais vraiment plus supporter. Je suis retourné voir le médecin une dernière fois et j'ai dit STOP... J'ai tout arrêté : tant pis, si le pire doit arriver, cela arrivera, mais je n'en peux vraiment plus.
Et je vous avoue que Lionceau a le cul bordé de nouilles (le premier qui s'avise d'aller voir, je lui file un coup de papatte de lionceau pleine de griffes !!! croyez-mois, ça fait pas du bien... mouaiff... il y en a à qui ça ferait plaisir, ch'uis sûr !!!). Enfin bon, trois ans plus tard, après avoir bien enfoui cette histoire dans son inconscient, après avoir recommencé à manger n'importe comment, à boire n'importe quoi, bref à malmener son foie, quelques amis l'ont tanné pour qu'il aille au moins faire des analyses, histoire de voir où il en était. Ce qu'il a finit par faire, de mauvais gré. Et bien lui en a pris ! Puisqu'il a pu se rendre compte que le virus avait disparu. A ce moment-là, plusieurs hypothèses ont été échaffaudées, mais je ne saurai jamais pourquoi je m'en suis sorti. Le traitement a finalement fait son effet à retardement ? Possible. Je suis tombé malade et j'ai pu me défendre tout seul (grâce au traitement ou pas) ? Possible aussi. Je n'en sais vraiment rien et je m'en fous, je vous avoue. Le seul truc que je vois, c'est que je me suis débarrassé de cette merde...
Et quand je vois tout ce que j'ai dû endurer à cause de cette cochonnerie, je ne veux même pas imaginer ce qu'une tri-thérapie fait subir. Pour rien au monde... Les traitements s'améliorent, certes. MAIS ON NE SE DÉBARRASSE PAS ENCORE DU VIH !!! Et les effets secondaires du traitement, on en entend encore parler. Et la crainte permanente que ça ne marche pas ou plus ? Je vous laisse le soin d'imaginer...
Alors, par pitié,
faites gaffe
à ce que vous faites !

Posté par Lionceau à 01:46 - Tout - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2005

Chauvin, le Lionceau ?

Et alors, pourquoi faudrait-il une maison pour une enfance, toujours la même, vers laquelle on reviendrait inévitablement, la maison de son père, tellement belle qu'on finirait par y échouer comme une barque à la dérive ? Ou alors faudrait-il toute sa vie s'acharner à bâtir une maison presque semblable, toujours dans l'ombre de la première, une maison pâlie où les arbres ne seraient jamais aussi odorants, la glycine jamais aussi lourde, les jasmins jamais aussi éclatants ?

Cérémonie -- Yasmina Chami-Kettani

J'avoue que c'est une interrogation qui me touche beaucoup, en fait. Mais dans le sens inverse. J'ai arrêté de me poser la question (je grandis, sans doute) mais souvent, à certaines époques, je me suis demandé pourquoi je ne pourrais pas avoir, moi aussi, une maison-refuge, un endroit où je me sente bien, à l'abri du danger.

Pour que vous compreniez mieux le questionnement (mon questionnement), il faut savoir que Lionceau habite dans le même appartement depuis sept ans et demi. Mais avant ça, pendant les 25 premières années de sa vie, il a déménagé 16 fois ! Même pas le temps de s'installer, de prendre des habitudes, qu'il fallait déjà repartir... Je vous laisse imaginer le nombre d'écoles que j'ai visitées : j'ai compté pour vous et ça fait 8 (de la maternelle au lycée). Inutile aussi d'ajouter que, les amis d'enfance, j'en ai assez peu. Aucun, pour tout dire : les potes avec qui vous ne partagez pas la même expérience pendant de longues années, ne deviennent pas des potes d'enfance !

D'où le questionnement. Je vous avoue que cela a été un peu lourd à gérer, pour le gamin ou l'ado que j'ai été. Pas de lieu à moi. Pas de liens, pas d'attaches non plus. Ajoutez que la Dynastie -- aussi horripilante soit-elle -- était de toute façon éclatée sur toute la France. Ça nous fait donc : pas de lieu, pas de liens, pas d'attaches et pas de racines géographiques... C'est un peu léger !

Je me suis donc souvent demandé si je n'allais pas créer cet endroit moi-même, une fois devenu un grand Lionceau. Un endroit où je pourrais me réfugier, mais où les autres aussi pourraient venir se ressourcer. Je vous avoue que je n'ai pas encore trouvé l'endroit. Et peut-être que je ne le trouverai jamais (une telle instabilité, même si ça développe l'adaptabilité et la tolérance, ça fait quand même des gens éternellement insatisfait pour certaines choses).

Alors vous comprendrez bien l'urgence -- en dehors de la raison déjà donnée dans mon post d'avant-hier -- qu'avait Lionceau de quitter la Dynastie (finalement stérile à beaucoup de points de vue) et de fonder sa propre Tribu, bien à lui. En prenant de l'âge et de l'expérience, la nécessité se faisait autre. Finalement, il n'était plus tant question d'avoir un lieu, mais bel et bien de nouer des liens. Les nouer avec des personnes qui partageraient enfin mon expérience affective, sentimentale, intellectuelle et morale pendant plus de temps qu'une seule année... Avec des personnes sur lesquelles je pouvais compter, auprès desquelles je pouvais trouver refuge... Et il y est arrivé, le Lionceau !

Alors quand on me parle de patrie et de racines, j'hésite toujours à répondre. Mes racines ? Oui, j'en ai. Mais elles sont dans l'air, elles sont dans le temps et non dans l'espace. Ma patrie ? Oui, je suis Français parce que je suis né en France ; oui, je suis Européen, parce que je vis en Europe -- et que j'ai reçu cette culture de l'Europe en héritage.

Mais mes racines et ma patrie, les vraies, celles de mes tripes,
ce n'est pas un pays, encore moins une maison...

Ce sont toutes les personnes que j'aime...

Posté par Lionceau à 15:59 - Tout - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2005

Très touché, en fait !

Oui, oui, très touché par certains commentaires laissés dernièrement par ici ou ailleurs.

J'ai pas le temps d'en parler, tout de suite (on m'attend pour un dîner et je vais être encore à la bourre !!  Ça n'est qu'une question d'habitude, direz-vous !), mais j'y reviendrai plus amplement dans mon prochain post.  Promis !

Posté par Lionceau à 20:00 - Tout - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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